Récit de l'aventure

sécurité

Deuxième semaine à Chongqing

Que d'émotions cette deuxième semaine! ...
Le père de Yang avait quelques jours de repos et en a profité pour me faire visiter les alentours. Dabord le musée de l'urbanisme de Chongqing. En rentrant, on découvre d'abord les villes avec lesquelles Chonqing est jumellée; pour la France; c'est Toulouse! Puis c'est la maquette de la ville qui fait sensation. Il faut préciser que Chongqing est de par ses dimensions une sorte de province plutôt qu'une mégalopole, même si l'on parle de la "ville de Chongqing" é‡
庆市. Donc la maquette que l'on peut voir au musée de l'urbanisme; c'est la maquette de la zone dans laquelle je me situe; a savoir le "coeur" de chongqing (que l'on peut elle considérée comme une mégalopole de quelques millions d'habitants). Quand on prends l'autoroute; on traverse un peu de campagne; et puis on retombe sur des zones citadines; puis si l'on continue plus loin, rebellote; campagne puis ville. Comme cela, en partant au nord-est on peut arriver jusqu'aux Trois Gorges (三峡) qui sont a plus de 4h de route du musée de l'urbanisme; mais qui sont dites toutefois être à Chongqing. C'est en rajoutant toutes ces parties de villes dissiminées sur 82000 Km² que l'on obtient une population totale de plusieurs dizaines de millions d'habitants. En parlant de campagne, c'est la deuxième destination surprise du père à Yang! Nous nous en allons visiter des scultures gravées dans la roche de la montagne, à 150Km de la maison. C'est à dire qu'aprés avoir traversé quelques quartiers, nous nous sommes retrouvés dans la pseudo campagne (je réserve le terme "campagne" quand je verrai les paysans cultiver le riz. Le riz, qui m'est vendu 28 centimes d'euros le Kilo dans la rue, ne doit vraiment pas rapporter des cents et des milles aux paysans qui le cultivent).

J'ai eu peur dans les taxis à Shanghai 上海 dès le premier jour de mon arrivée fin Janvier 2006 quand on manquait de renverser des innocents en vélos ou cartonner 3 voitures en un seul coup lors de passages en force, comme si le chauffeur avait des oeillères.
J'ai aussi eu peur dans le bus entre Shanghai et Yixing 宜兴 quand le bus faisait des arrêts au milieu de l'autouroute pour faire descendre et monter des gens. Comme si l'autouroute était un endroit pour mettre un arrêt de bus. Puis encore dans la petite camionette dans laquelle on affrontait le brouillard sans phares; tout en doublant une voiture qui en doublait une autre, alors qu'une voiture en face arrivait (sans phare non plus).
Cette semaine, c'est le 3ième type de chaos routier que j'ai (sur)vécu! Le rally sur des routes bombardées de nids de poule gigantesques, avec des chiens qui dorment au milieu de la route ou s'y promènent, avec des paysans en mobylette ou en vélo à contre sens; ponctué par des accélérations dans des petites routes de montagnes sans visibilité.

Le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'une avenue osant s'appeller "Grande avenue de la sécurité (routière)" regroupe à elle-seule tous les artefacts du dangers sur la route. Lorsqu'on roule à 90Km/h puis qu'on rencontre un obstacle non signalé, comme un trou de 2m de large; une bosse, un tas de graviers ou de briques, des voitures arrétées sans warnings, ou à contre sens, et bien c'est un grand coup de frein, un coup de volant, un écartement sur l'autre file, et une réaccélération jusqu'à 90Km/h comme si de rien était ! J'ai pu filmer le chaos sur cette route; mais le zoom de la caméra ne rends pas compte de la vitesse, et la vidéo, sans montage, ne peux vraiment pas témoigner des distances de sécurités, des choses ici et là qui étaient surprenantes à voir.

Arrivé sur place; aux grottes de 大足, une guide bilingue ma raconter l'histoire et le sens de ces scultures bouddhistes. J'espère pour elle qu'elle était bien payée, car c'est la première chinoise que je rencontre qui parle un aussi bon anglais.

Retour sur la route de la s...ueur pour rentrer à "Chongqing" (nous étions évidemment toujours à Chongqing, mais à 150km de l'appart, peut-on encore appeller cela Chongqing pour nous français?). Arrivée le coeur et l'estomac retourné, le père de Yang me fait éclater de rire en déclarant "La sécurité d'abord" 安全第一. C'était un concentré d'ironie. Toutefois, il continuait de penser qu'il conduisait de manière sûre, et j'avais beau lui dire "pas sûr du tout!! trop dangereux !", il rigolait. C'était l'un des meilleurs moments de rires de cette deuxième semaine. Je ne crois pas que l'on puisse faire comprendre à un chinois que leur code de la route est dangereux, et que leur conduite est irresponsable, tant qu'ils n'auront pas de campagnes de prévention, appuyées sur des éléments de comparaisons entres leurs chiffres officiels non-truqués et ceux des pays dévelopés. Aprés tout, on ne voit ce genre de conduite que dans les pays en voie de développement (en Amérique du sud, en Afrique ou en Inde ) et non aux USA, au Japon ou en Europe. Peut-être le développement rapide du pays oublie la sécurité routière, mais je ne suis pas convaincu que se doubler sans cesse sur les routes fasse gagner en productivité.

Après avoir mangé des escargots à la française dans un hôtel restaurant, qui tenait par coïncidence une conférence sur l'asthme ce jour-ci, et dit aurevoir à mes copines chinoises 美女 de Chongqing (un autre bon moment de rire avec les parents de Yang), c'est le grand départ pour Xi'an. 10Kilos de trop à l'enregistrement, cette fois-ci, ca se paye: 10euros. Ouf c'est pas grand chose. Départ lundi 30 Juillet à 15H, décollage à l'heure, c'est parti pour le nord, Xi'an m'attends. 1heure passe, et c'est enfin l'attérissage.... à Chongqing ! Que s'est-il passé? J'avais bien compris qu'il se passait quelquechose... que l'on rentrait sur Chongqing. Effectivement, nous étions de retour à Chonqging. Sympa la boucle, cela me fait vivre deux accélérations pour le prix d'une. Le couple d'italiens, eux, pensaient être arrivés à Xi'an avant que je n'aille leur parler.

La deuxième accélération, c'est à dire celle qui m'envoie vraiment à Xi'an, aura lieu vers 17h, une fois le radar embarqué réparé. Le pilote ne pouvait pas foncer droit sur Xi'an sans connaître la météo (les nuages, c'est dangereux, surtout les cumnulonimbus dans lesquels des blocs de glace tournoient à des vitesses folles). Pas de compensation de la part de la compagnie aérienne, malgré le retard.

Dans l'avion, j'ai discuté avec une fille qui déménage à Xi'an, et un prof de management qui rentrait d'une conférence à Chongqing. Arrivé sur place, je prends le bus de l'aéroport puis je descends en ville, face à l'hotel Melody Hotel. Ici, j'embarque dans un taxi, et ne fais pas attention à ce que le conducteur allume son compteur (boulette). Je lui demande combien ca me coute pour aller à la porte sud de l'université JiaoTong, il me réponds "50yuan" (soit 5euros). Je trouve cela un peu cher, j'envoie un texo à mon collègue chinois, qui me réponds "20yuan c'est suffisant". Je parle alors tout de suite au chauffeur, et je lui dit directement "m'arnaquez-pas, c'est 20yuan la course, pas 50". Monsieur ne veut pas en démordre, je lui dit que je vais descendre du taxi et que j'en prendrai un autre, et là "OKay, 30yuan". Je renonce à négocier plus. Il me dépose, trés peu de temps aprés le départ... j'estime la course à 10yuan à ce moment-là. Tanpis, me voilà arrivé, je ne suis pas à 2euros près. J'appelle mon pote chinois, qui se trouve bien à la porte Sud. Impossible de le trouver. Je suis à la porte Nord, quel salop le taxi, il m'aura arnaquer 忽悠 jusqu'au bout!