Récit de l'aventure

Derniers jours de vacances

Enfin, "vacances" entre guillemets, car apprendre le chinois n'est pas de tout repos. Parfois cela passe tout seul, on apprends, on retient, on ressort le mot and voilà: on communique. Cela dépends essentiellement du sujet de conversation; par exemple pour tout ce qui concerne "d'ou venez-vous? que venez-vous faire à Xi'an? quelles études?" ca fait 50fois que j'ai entendu les mêmes questions, à des vitesses et accents différents. Là il n'y a plus de problèmes. Mais dès qu'il s'agit de parler d'actualité, là c'est vraiment plus délicat. Bon, quand je repense à l'anglais, ca ne s'est pas fait en un jour. Il y a tellement de chose qui rentre en jeu dans le vocabulaire de tous les jours! des mots techniques, des expressions familières, des jeux de mots en rapport avec l'actualité, l'histoire... L'interprétariat est un métier à plein temps.

Après avoir passer mes premiers jours à Xi'an en compagnie de Shang et Lulu essentiellement, je me suis retrouver un peu seul pendant une bonne semaine tandis que mes deux amis étaient occupés chacun de leur coté. Un peu de déprime; et pour rien arranger, la Chine avait sa propre Saint Valentin le 25 Août, dimanche dernier, en accord avec leur calendrier lunaire. A cette occasion, il y avait dans certaines villes des sortes de concours de bisous pour les amoureux. Les bisous, c'est une rare chose que l'on voit en public pour beaucoup de couples post-adolescents (j'entends 18ans+, âge à partir duquel on commence à avoir des relations amoureuses). Cela reste quelquechose de personnel, alors que pour nous occidentaux il est normal de voir des gens se frenchkisser à chaque coin de rue, ou dans n'importe quel lieu public.

Il y a quelques jours, j'ai rencontré une étudiante chinoise, DongYi, qui à fait ses études à l'UTT, en "double diplome". Elle m'a accompagné pour quelques formalités administratives, et on a visité ensemble le grand campus de l'université. C'est à ce moment là qu'on est tombé nez à nez avec tout un régiment d'étudiants en première année qui font leur service militaire obligatoire
军训, pendant quelques semaines, sur le campus! Ils apprennent même à tirer au fusil sur le terrain de foot.
DongYi à organiser un dîner avec pleins d'étudiants chinois qui ont fait une partie de leurs études d'ingénieur en France, que ce soit à l'UTT, à l'INSA Lyon, ou à Centrale Paris. Le plus surprenant, et peut être le plus rassurant pour moi, c'est qu'ils n'ont appris le français que pendant 3mois avant de débarquer en France. Ils ne comprenaient rien aux cours magistraux des professeurs, au moins les premiers mois, et ont finalement tous (trés bien) réussis. Une des filles à même exceptionnellement bien réussie puisqu'elle est sortie avec un français (polytechnicien à y être) et est encore avec lui.

L'aprés midi, je vais dans une salle de sport, et j'y ai rencontré une fille, Yani, qui à des frères et soeurs !! Non pas parce qu'elle à des jumeaux/jumelles, mais parce qu'ils sont nés avant 1980, date à laquelle la loi sur l'enfant unique à été lancé. On peut facilement trouver les détails de cette loi sur internet, via google.

Quelquechose qui m'a frappé ces temps-ci, c'est la façon dont les chinois se comportent l'un envers l'autre lorsqu'il y a un conflit (en public). Soit ils regardent l'engueulade, et ne semblent dégager d'émotions quant à ce qu'il défile sous leurs yeux (ca c'est parce que je comprends sûrement pas ce qu'ils se disent entre eux), soit ils filment l'engeulade et la mette sur des sites chinois du type "youtube". J'en ai visionné quelques unes, et à chaque fois je suis choqué devant l'escalade des évènements.. d'un ton calme, ils passent rapidement à un ton plus soutenu, fort, criant, et en viennent enfin à l'intimidation physique ou parfois aux mains. En rentrant du sport, je suis justement tombé nez à nez avec un conducteur qui s'énervait contre un chauffeur de bus, tandis que les passagers, têtes dépassant des fenêtres étaient témoins de la scène... de ménage! Je n'ai vu aucune trace de choc sur la carrosserie de monsieur, qui en voulait pourtant dur comme fer au chauffeur du bus. Ils n'ont qu'à respecter un peu plus leurs prochains sur la route...

Une nuit, à 4h du matin, je suis allé au McDonalds ouvert 24h/24 en centre ville: un vrai repère à occidentaux !!

Le campus de l'université, c'est pas du gateaux pour les étudiants chinois. Ca ressemble un peu au camping.. pas de climatisations dans les chambres où ils vivent à quatre, et douches dans un batiment extérieur ! On voit donc les filles se promener avec leurs petites malettes plastiques au beau milieu du campus.

DongYi, l'ex-UTTIenne, m'a amené en randonnée dimanche. Départ à 6h45. Après avoir dormi 2h, j'hésite entre chaussure de sport ou tongues, et entre Tshirt ou débardeur. Un manque certain de lucidité me fera pencher pour un ensemble Débardeur Tongues (boulette n°3 non?). Malgré une belle randonnée, quoique dangereuse (terrain caillouteux, escarpé et glissant), ce que je retiendrais le plus c'est dans un premier temps la crampe au pied droit qui m'empêche de marcher depuis 3jours, et dans un deuxième temps.. l'affreux coup de soleil que j'ai attrapé aux épaules. Aspirine et crème aprés soleil ne suffisent pas à calmer la douleur ou les démangeaisons.. alors je prends mon mal en patience. Aujourd'hui, ma peau commence à peler.

J'y aurai vraiment laissé ma peau en Chine !!

Vidéos

Je viens d'uploader une dizaine de vidéos. Cliquez sur "Vidéos" dans le menu pour y accéder. Ma préférée : "La route de la sueur" ! Et la vôtre?

Deuxième semaine à Chongqing

Que d'émotions cette deuxième semaine! ...
Le père de Yang avait quelques jours de repos et en a profité pour me faire visiter les alentours. Dabord le musée de l'urbanisme de Chongqing. En rentrant, on découvre d'abord les villes avec lesquelles Chonqing est jumellée; pour la France; c'est Toulouse! Puis c'est la maquette de la ville qui fait sensation. Il faut préciser que Chongqing est de par ses dimensions une sorte de province plutôt qu'une mégalopole, même si l'on parle de la "ville de Chongqing" é‡
庆市. Donc la maquette que l'on peut voir au musée de l'urbanisme; c'est la maquette de la zone dans laquelle je me situe; a savoir le "coeur" de chongqing (que l'on peut elle considérée comme une mégalopole de quelques millions d'habitants). Quand on prends l'autoroute; on traverse un peu de campagne; et puis on retombe sur des zones citadines; puis si l'on continue plus loin, rebellote; campagne puis ville. Comme cela, en partant au nord-est on peut arriver jusqu'aux Trois Gorges (三峡) qui sont a plus de 4h de route du musée de l'urbanisme; mais qui sont dites toutefois être à Chongqing. C'est en rajoutant toutes ces parties de villes dissiminées sur 82000 Km² que l'on obtient une population totale de plusieurs dizaines de millions d'habitants. En parlant de campagne, c'est la deuxième destination surprise du père à Yang! Nous nous en allons visiter des scultures gravées dans la roche de la montagne, à 150Km de la maison. C'est à dire qu'aprés avoir traversé quelques quartiers, nous nous sommes retrouvés dans la pseudo campagne (je réserve le terme "campagne" quand je verrai les paysans cultiver le riz. Le riz, qui m'est vendu 28 centimes d'euros le Kilo dans la rue, ne doit vraiment pas rapporter des cents et des milles aux paysans qui le cultivent).

J'ai eu peur dans les taxis à Shanghai 上海 dès le premier jour de mon arrivée fin Janvier 2006 quand on manquait de renverser des innocents en vélos ou cartonner 3 voitures en un seul coup lors de passages en force, comme si le chauffeur avait des oeillères.
J'ai aussi eu peur dans le bus entre Shanghai et Yixing 宜兴 quand le bus faisait des arrêts au milieu de l'autouroute pour faire descendre et monter des gens. Comme si l'autouroute était un endroit pour mettre un arrêt de bus. Puis encore dans la petite camionette dans laquelle on affrontait le brouillard sans phares; tout en doublant une voiture qui en doublait une autre, alors qu'une voiture en face arrivait (sans phare non plus).
Cette semaine, c'est le 3ième type de chaos routier que j'ai (sur)vécu! Le rally sur des routes bombardées de nids de poule gigantesques, avec des chiens qui dorment au milieu de la route ou s'y promènent, avec des paysans en mobylette ou en vélo à contre sens; ponctué par des accélérations dans des petites routes de montagnes sans visibilité.

Le plus drôle dans l'histoire, c'est qu'une avenue osant s'appeller "Grande avenue de la sécurité (routière)" regroupe à elle-seule tous les artefacts du dangers sur la route. Lorsqu'on roule à 90Km/h puis qu'on rencontre un obstacle non signalé, comme un trou de 2m de large; une bosse, un tas de graviers ou de briques, des voitures arrétées sans warnings, ou à contre sens, et bien c'est un grand coup de frein, un coup de volant, un écartement sur l'autre file, et une réaccélération jusqu'à 90Km/h comme si de rien était ! J'ai pu filmer le chaos sur cette route; mais le zoom de la caméra ne rends pas compte de la vitesse, et la vidéo, sans montage, ne peux vraiment pas témoigner des distances de sécurités, des choses ici et là qui étaient surprenantes à voir.

Arrivé sur place; aux grottes de 大足, une guide bilingue ma raconter l'histoire et le sens de ces scultures bouddhistes. J'espère pour elle qu'elle était bien payée, car c'est la première chinoise que je rencontre qui parle un aussi bon anglais.

Retour sur la route de la s...ueur pour rentrer à "Chongqing" (nous étions évidemment toujours à Chongqing, mais à 150km de l'appart, peut-on encore appeller cela Chongqing pour nous français?). Arrivée le coeur et l'estomac retourné, le père de Yang me fait éclater de rire en déclarant "La sécurité d'abord" 安全第一. C'était un concentré d'ironie. Toutefois, il continuait de penser qu'il conduisait de manière sûre, et j'avais beau lui dire "pas sûr du tout!! trop dangereux !", il rigolait. C'était l'un des meilleurs moments de rires de cette deuxième semaine. Je ne crois pas que l'on puisse faire comprendre à un chinois que leur code de la route est dangereux, et que leur conduite est irresponsable, tant qu'ils n'auront pas de campagnes de prévention, appuyées sur des éléments de comparaisons entres leurs chiffres officiels non-truqués et ceux des pays dévelopés. Aprés tout, on ne voit ce genre de conduite que dans les pays en voie de développement (en Amérique du sud, en Afrique ou en Inde ) et non aux USA, au Japon ou en Europe. Peut-être le développement rapide du pays oublie la sécurité routière, mais je ne suis pas convaincu que se doubler sans cesse sur les routes fasse gagner en productivité.

Après avoir mangé des escargots à la française dans un hôtel restaurant, qui tenait par coïncidence une conférence sur l'asthme ce jour-ci, et dit aurevoir à mes copines chinoises 美女 de Chongqing (un autre bon moment de rire avec les parents de Yang), c'est le grand départ pour Xi'an. 10Kilos de trop à l'enregistrement, cette fois-ci, ca se paye: 10euros. Ouf c'est pas grand chose. Départ lundi 30 Juillet à 15H, décollage à l'heure, c'est parti pour le nord, Xi'an m'attends. 1heure passe, et c'est enfin l'attérissage.... à Chongqing ! Que s'est-il passé? J'avais bien compris qu'il se passait quelquechose... que l'on rentrait sur Chongqing. Effectivement, nous étions de retour à Chonqging. Sympa la boucle, cela me fait vivre deux accélérations pour le prix d'une. Le couple d'italiens, eux, pensaient être arrivés à Xi'an avant que je n'aille leur parler.

La deuxième accélération, c'est à dire celle qui m'envoie vraiment à Xi'an, aura lieu vers 17h, une fois le radar embarqué réparé. Le pilote ne pouvait pas foncer droit sur Xi'an sans connaître la météo (les nuages, c'est dangereux, surtout les cumnulonimbus dans lesquels des blocs de glace tournoient à des vitesses folles). Pas de compensation de la part de la compagnie aérienne, malgré le retard.

Dans l'avion, j'ai discuté avec une fille qui déménage à Xi'an, et un prof de management qui rentrait d'une conférence à Chongqing. Arrivé sur place, je prends le bus de l'aéroport puis je descends en ville, face à l'hotel Melody Hotel. Ici, j'embarque dans un taxi, et ne fais pas attention à ce que le conducteur allume son compteur (boulette). Je lui demande combien ca me coute pour aller à la porte sud de l'université JiaoTong, il me réponds "50yuan" (soit 5euros). Je trouve cela un peu cher, j'envoie un texo à mon collègue chinois, qui me réponds "20yuan c'est suffisant". Je parle alors tout de suite au chauffeur, et je lui dit directement "m'arnaquez-pas, c'est 20yuan la course, pas 50". Monsieur ne veut pas en démordre, je lui dit que je vais descendre du taxi et que j'en prendrai un autre, et là "OKay, 30yuan". Je renonce à négocier plus. Il me dépose, trés peu de temps aprés le départ... j'estime la course à 10yuan à ce moment-là. Tanpis, me voilà arrivé, je ne suis pas à 2euros près. J'appelle mon pote chinois, qui se trouve bien à la porte Sud. Impossible de le trouver. Je suis à la porte Nord, quel salop le taxi, il m'aura arnaquer 忽悠 jusqu'au bout!

Première semaine à Chongqing

Me voilà depuis une semaine installé chez Yang, au 18ième étage d'une tour dans le quartier ShiQiaoBu çŸ³æ¡¥æ• de Chongqing, tout près de l'embouchure du fleuve JiaLing 嘉陵江 avec le fleuve YangZi 长江. Celui-ci prends sa source au Tibet à plus de 6600m et se déverse 6380 Km plus à l'est dans la mer de Chine orientale 东海, au nord de Shanghai, qu'il traverse au même titre que Chongqing. C'est le 3ième plus long fleuve du monde aprés l'Amazone (6570 Km) et le Nil (6671 Km).

La tour à été étudiée par sa mère, qui est ingénieur dans le batiment. La décoration intérieure, c'est son père ingénieur "électricien" qui à tout fait. Renversant non? Ce que j'ai pu noter cette semaine, c'est que pour eux, le travail n'a pas de limite dans le temps. Je les ai vu rentré à 18h pour diner, et repartir aussitôt travailler, pour finalement rentrer vers minuit. Ce "week-end", le père est parti à l'extérieur pour une conférence, et la mère travaille samedi aprés midi.
Il me semble que ce roulement existe pour toutes les catégories sociales: dans la rue j'ai croisé des maçons, artisans, et autres livreurs travailler jusqu'à 23h que l'on soit Mardi ou Dimanche. La Chine ne connait que trés peu de répis, en dehors des quelques jours de vacances accordées lors des fêtes nationales. Le chauffeur de taxi qui m'a ramené du Karaoké l'autre soir me confiait qu'il travaillait 10 à 11h par jour. A ce propos, j'ai été agréablement surpris de pouvoir entretenir une conversation avec lui, qui débitait 200 caractères à la minute et avec l'accent local. A vrai dire, le temps de parole était probablement de 90% en sa faveur; toutefois je comprenais.

En parlant du Karaoké (ou KTV), il est certain que c'est une activité favorite, ou devrait-on dire traditionnelle, des chinois, .... et des chinoises. Hommes ou femmes, ils chantent relavitement tous très bien, et ne sont en aucun cas complexés pour se mettre à chanter à peine arrivés. Chaque groupe d'amis se retrouvent dans une salle individuelle, d'environ 10 mêtres carrés, équipée d'un écran plat géant, d'enceintes, et d'un moniteur pour lancer les chansons. Quand on vient du (brouhaha du) restaurant, on aimerait se reposer la tête, mais qu'à cela ne tienne ! le son dans un salle de KTV se doit d'être trés fort. C'est dans leur culture, il faut qu'il y ai du bruit. Que ce soit pour exprimer de la joie, un mécontentement, ou simplement raconter une histoire, les chinois sont bons comédiens. Pour donner un ordre d'idée, il n'y avait pas moins de 300 salles individuelles dans le KTV où nous étions.

En ce qui concerne la folie des grandeurs, c'est d'abord par le nombre impressionant de gens qui déambulent dans les rues que je commencerais la liste! Qu'ils soient en train de travailler, de faire du shopping nocturne, ou d'acheter des brochettes à l'arrière d'une mobylette, ils sont là ! Beaucoup ont des sacs à la main, comme si la nourriture était acheté au jour le jour et qu'il n'existait pas de jour de courses. C'est tous les jours le marché ici finalement, et a n'importe quelle heure (quoi que les vendeurs de pastèques font leur apparition en soirée).

Bien que les routes soient larges, beaucoup de chinois les traversent à pates, et malgré les avertissements incessants des conducteurs, aucun ne semble tourner la tête pour éviter un éventuel danger. Les conducteurs aussi semblent avoir un sang froid exceptionnel, lorsqu'ils s'arrêtent au milieu de la route ou remontent le traffic à contre sens notamment. Les arrêts de bus au milieu de l'autoroute, j'aime bien aussi. Et les gens qui marchent (avec leur enfants ou sans, peu importe) à moitié sur la route, c'est tout de même incroyablement..... inquiétant pour eux!

Ce qui est moins inquiétant, c'est leur intérêt envers la langue de Shakespeare. Que ce soit des jeunes qui viennent ouvertement me demander de parler anglais avec eux (c'est pas arrivé ici à Chongqing mais c'était arrivé l'an dernier à Tianjin), (comme si j'étais anglophone parce que je suis blanc!), ou que ce soit la diffusion de films en version originale (sous-titré en chinois) dans les grands cinémas, les chinois pratiquent à mon avis plus régulièrement l'anglais que nous français. Cela ne m'a donc pas géné pour aller voir le nouveau film de Steven Spielberg, Transformers. C'était même plaisant de lire les sous-titres chinois.

Aprés le film (que je recommande pour ceux qui veulent passer un bon moment de détente, comme ceux qui passent la journée à réfléchir), nous sommes allés... devinez donc où... au restaurant !! Bien sûr, on mange toujours au restaurant en Chine. Tenez, au coin de la rue, il y a un restaurateur qui à construit sa carrière sur un plat de nouilles qui à eu énormément de succès. Seulement 70 cents pour un délicieux plat de nouille de 150grammes: comment résister?. Le restaurant japonais, 30 cts/sushi. Qui dit mieux?

C'est toujours plaisant d'aller manger au restaurant en Chine (hormis le vacarme à tolérer) tant les plats, goûts et saveurs sont variés. Yang me dit que quand ils arrivent en France, ils trouvent souvent la nourriture pauvre. Je comprends pourquoi, les restaurants en France proposent beaucoup moins de plats qu'un restaurant chinois. Il serait vraiment intéressant de voir l'arrière cuisine... comment ils gèrent cela ! Je tenterai de m'incruster incognito dans une cuisine un de ces jours.... et j'en profiterai pour supprimer tous les gros piments, typique de cette cuisine Sichuanaise, qui m'en ont fait voir de toutes les couleurs !! Cela devrait se calmer à Xi'an, puisque je me rapproche du nord; mais je reste aux aguets!!.

Arrivée dans l'empire du milieu

Me voilà arrivé à l'aéroport de Pékin, à 11h20 du matin heure locale (5h20 du matin heure française (-6h)) aprés environ 10h de vol. Je m'étais préparé au décallage horaire avant de quitter le France, en faisant une quasi-nuit blanche la veille du départ, espérant dormir dans l'avion pendant toute la durée du vol, et arriver frais et rose pour attaquer une nouvelle journée, et bien cela a ...... PAS fonctionné du tout ! J'ai pas fermé l'oeil plus de 10minutes dans ce fichu avion, enfin, dans ces fichus sièges (les VIP en First Class à plus de 2000euros le billet Aller simple dormaient tous, EUX !). Bon, on pourra pas dire que j'ai fait des économies de sommeil, mais j'en aurai fait certainement d'argent.

- Revenons quelques heures plus tôt. J'ai retrouvé Yang à la gare du nord, sur le quai du RER B, en direction de CDG. On est parti ensemble et il est descendu au terminal 1 de l'aéroport, tandis que je descendais une station plus loin, au terminal 2. Je fonce vers le terminal 2C, comme indiqué sur mon billet, et une fois sur place je demande où se trouve l'enregistrement pour Pékin. "Ce n'est plus au terminal 2C me répond-t-on". > "EIN?? !!" > " C'est au Terminal E maintenant. Allez-y, c'est au fond, aprés la gare SNCF." > "....!°¨$* okay. GOGOGO".

Aprés avoir charrié ma valise de X Kilos (vous le découvrirez plus bas) à moitié cassée dans les couloirs du RER à la gare Saint Lazarre (enfin, je pense plutôt à l'escalier géant dont l'escalator était en panne, et à mon ingénieuse idée de descendre par l'escalator étroit (à l'arrêt, on s'est bien compris) plutôt que par l'escalier super large à coté) °Boulette n°1°, voilà que je dois revenir en arrière d'un terminal à l'autre. Refroidissement du corps oblige, la sudation accélère et les bactéries logées sous la peau provoquant les mauvaises odeurs en avertiront plus d'un de mon périple.

Arrivé à l'enregistrement AirFrance, je fais la queue. Puis je me dis, qu'après tout, il serait intéressant de savoir le poids de la valise. Doublement intéressant, puisqu'AirFrance impose une limite de 24Kg pour Pékin... Je sors de la file, je soulève une énième fois l'engin, et le verdict tombe "Houston, we have a problem" : 34Kilos. Il me faut tout de suite savoir combien l'excès de poids me coûterait, pour commencer à vider la valise si nécessaire. Je passe sous les "barrières" et m'approche d'un comptoir. Une hotesse me dit de l'attendre. 5minutes plus tard, elle ouvre son guichet et me fait signe de venir. Je lui explique que je pars étudier 6mois, et que j'étais pas conscient du poids en excès...Elle me réponds "Où est votre valise?" > "Là, dans la file" > "Allez la chercher". Ehehe... A 4 pates je repasse sous les barrières et je viens chiper ma valise. Op, me voilà au guichet à nouveau. Là elle me demande d'enlever des trucs.. Je vire mes shoes dans un autre sac, + 2 bouquins, et "c'est bon, je fais une exception, faites attention pour la prochaine fois". OUF ! C'est que si j'avais du abandonner des vêtements à l'aéroport, Maman n'aurait pas été contente.. (Ah NOOOn ein !! pour le prix que ca coûte, et le repassage, et tout le soin... Ah non ein !!).

En route vers la porte d'embarquement. A nouveau un changement, nouvelle porte d'embarquement. Plus tard, installé dans mon siège, j'entends une hotesse de l'air demandait "Can you speak English?". Personne ne réponds, alors je me tourne vers elle et demande ce qu'il y a. Une femme et son enfant ne sont pas assis à coté dans l'avion, alors l'hotesse souhaiterait que le passager chinois assis derrière moi bouge ailleurs. Je le lui demande (en chinois, eheh c'est parti !!), or monsieur ne semble pas trés enchanté de bouger à l'arrière de l'avion. Alors je me propose d'y aller, comme ca le chintoc n'aura qu'à se déplacer d'une rangée. Ainsi, je laisse le couple de français pour un jeune Chinois qui étudie à Londres, et un ado espagnol. Tous les deux sympas!

Avec des problèmes de son sur mon siège, je n'aurai regardé qu'un film, "Contre enquète", mais un bien.

- Repartons à Pékin. Les douanes : queue immense. Anecdote : les chinois sont connus pour se doubler sans cesse dans les files d'attentes (qui ne sont plus vraiment des files d'attentes du coup). Et là, des français (ou occidentaux) sont venus s'incruster, et cela à énervé un chinois qui leur a bien fait comprendre !

Aprés avoir récupéré les bagages, et retrouver Yang (qui était arrivé avec un autre vol), on s'est dirigé vers les vols intérieurs. Destination Chongqing, sa ville natale. Départ 15h (9h du mat en France) et arrivée 2h plus tard. Accueillis par ses parents et sa copine, nous regagnons leur appartement en se faufilant à la chinoise, dans le traffic. Chaleur extrème, taux d'humidité trés haut, je transpire, comme si je n'avais pas déjà suffisament transpiré dans Paris et dans l'avion.

A la douche ! Et en avant pour un dîner au restaurant. La fatigue se fait sentir rapidement.. et je rentre dormir vers 23h, ou 17h en France (debout la veille avec seulement 3h de sommeil dans les pâtes). Clim en marche, je vais pioncer autant que possible !